16 février 2012


Il est possible que vous ayez entendu parler de ça en décembre dernier.
Je me souviens. La bibliothèque et les sirènes inhabituelles. V. qui passe en coup de vent et m'annonce ce qu'il s'est passé là-dehors. Ma gorge serrée de peur lorsqu'il a fallu sortir dans la rue pour rentrer chez moi. Les voitures de police à tous les carrefours et cette route, que j'emprunte tous les jours, bloquée parce qu'elle mène à la "scène de crime". Les larmes qui ont roulé sur ma joue à cause de ce monde complètement fou.
- Et puis dix jours plus tard, cette manifestation où les gens, noirs, blancs, jeunes, vieux, hurlaient "basta razzismo" en brandissant le poing, sans jamais s'arrêter. Ce flux vivant sans début ni fin, qui avançait en un même mouvement, comme le sang qui fait battre le cœur. C'est cette image-là que j'aimerais retenir. La seule.

3 commentaires:

  1. Oh oui, c'est beau cette unité, ce message commun. Ca montre que dans ce drôle de monde, il y a encore beaucoup de belles personnes.

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  2. le coeur serré en te lisant et en me souvenant...

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  3. Cette histoire est juste folle, folle de bêtises et de mépris.....
    Heureusement, il sont minoritaires.....

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